études enfants jeux vidéo Alors que les périodes de confinement ont considérablement sédentarisé nos enfants, plusieurs études font surface dans les médias mettant en avant les effets positifs des jeux vidéos sur leurs capacités cérébrales. Nous suivons avec attention ces études et avons analysé leurs derniers arguments.

Il s’avère que 90% des arguments positifs annoncés sont de fait “faux” ou proviennent d’études non scientifiques et de spéculations faites par des auteurs proches de l’industrie du numérique. Nous avons pris l’habitude d’analyser toute étude qui propose de s’attaquer aux effets positifs ou négatifs des écrans et nos conclusions sont alarmantes.

Pour exemple, cet article ventant l’effet positif des jeux vidéo sur l’intelligence des enfants décrit une étude comportant d’importants biais et dont les conclusions sont totalement éloignées du discours rassurant des journalistes. Les enfants qui y ont participé n’ont pas été surveillés, ils n’ont pas eu de tests de QI homologués (donc valables pour démontrer le propos de l’étude) et pire, les résultats sont basés sur de simples questionnaires subjectifs remplis par les familles et les enfants. Dans les résultats on apprend que les enfants qui ont joué à des jeux vidéos s’approchent de la moyenne nationale dans certains domaines contrairement à ceux qui ont juste visionné des vidéos ou trainé sur les réseaux sociaux. Elle conclut donc que les réseaux sociaux sont pires que les jeux vidéos dans ces domaines mais ne compare en rien des enfants qui auraient lu des livres, joué à des jeux de plateaux, pratiqué de l’exercice physique… D’autre part elle affirme que les enfants qui ont le plus joué aux jeux vidéo ont des scores supérieurs aux autres, sans pour autant s’étendre sur ces scores ni sur la qualification des “autres”.

Décortiquer et analyser les études est un travail fastidieux que bien des journalistes ne semblent pas près à relever, prenant sans les vérifier les affirmations des auteurs de l’étude pour comptant.


A l’inverse, les effets négatifs sont toujours plus documentés et préoccupent les hautes instances médicales comme Harvard, L’institut national Américain de la santé, American Academy of Child and Adolescent Psychiatry … Ces instituts recueillent en grand nombres des données en procédant à des IRM, des tests cognitifs, des suivis psychiatriques et médicaux poussés, leurs conclusions sont toutes autres !